| L'erreur est notre partage. |
| Un point fait à temps en épargne cent. |
| Il n'est vie que de langoureux. |
| De l'éducation, la greffe est le symbole. |
| La calomnie tourne la vérité avec le vrai semblable. |
| Chante à un follet, et il te fera un pet. |
| Chose bien dite n'a réplique ni redite. |
| On est en ce monde enclume ou marteau. |
| Qui reste sans se marier ne soutient pas le ciel. |
| La vanité n'a point de plus grand ennemi que la vanité. |
| Qui épie sa femme en est jaloux comme un gueux de sa besace. |
| De vieux méfait nouvelle plaie. |
| Qui trop s'estime, à la fin dommage en reçoit. |
| En Dieu seulement on voit bien ses devoirs. |
| Mieux vaut emprunter au grenier qu'à l'usurier. |
| Tous gentilshommes sont cousins, et tous les vilains sont copains. |
| De pute racine pute herbe. |
| Un sot est bien souvent plus bête que méchant. |
| Deux fois fait le service, qui le fait tôt. |
| Les mauvais procès sont long comme un siècle. |
| Les yeux sont toujours enfants. |
| Il est toujours congé pour le paresseux. |
| Naquit un dimanche ou jour de fête, qui n'aime que besogne faite. |
| Tous ceux qui pissent contre le mur ne sont pas hommes. |
| L'usage est le maître souverain. |
| La merveille est fille de l'ignorance. |
| Assez on trouverait d'hommes, dont le courage, serait prêt à nous faire tort. |
| Selon les gens l'encens. |
| Huit est encore loin de dix-huit. |
| Nul trop n'est bon et nul peu n'est assez. |
| Qui a peur de chaque ortie ne pisse en l'herbe. |
| Chaque ouaille cherche sa pareille. |
| Le meilleur vin a sa lie. |
| Il n'est si bon qui ne faille. |
| De fou vient folie, et de cuir courroie. |
| Cheval gentil ne devint jamais rosse. |
| Les murs sont le papier des fous. |
| Pense ce que tu veux, mais dis ce que tu dois. |
| Secours à point ne vient jamais trop tard. |
| L'encens entête (flatterie) et tout le monde en veut. |
| Entre la bride et l'éperon, consiste la raison. |
| Il est laid comme un pou. |
| La robe refait moult l'homme. |
| Le vin ne se connaît au cercle. |
| À tous, non à chacun faut croire. |
| La charité pour fille a la condescendance. |
| Sous couverture d'or, poison gît et dort. |
| Sou par sou, on amasse un franc. |
| Bonjour lunette, adieu fillette. |
| À bon gendarme la mort par arme. |
| Les amoureux sont langoureux. |
| Plus on boit, plus on veut boire. |
| Chacun a sa marotte. |
| Qui ne peut galoper qu'il trotte. |
| Accoutumance est loi bien dure. |
| Quiconque a bu boira. |
| Souffre ce qu'amender ne peux. |
| L'huile est plus forte que le fer. |
| Il ne faut pas ourdir plus qu'on ne peut tisser. |
| Il faut lier le sac avant qu'il ne soit plein. |
| Allons, allons, se dit la grue, et cependant ne se remue. |
| Ni l'étoupe près des tisons ; ni les filles près des barons. |
| Obéissance vaut mieux que sacrifice. |
| La bourse ouvre la bouche. |
| Qui perd son bien perd son sang. |
| Quand argent faut tout faut. |
| Gains ne sont pas rentes. |
| Plusieurs peu font un beaucoup. |
| Qui emprunte, du sien vit. |
| À la guerre, bon pied bon œil. |
| L'homme qui plaide et replaide ne dort pas quand il veut. |
| La faute enchaîne son auteur. |
| Communauté, de procès est la source. |
| À chacun le sien n'est pas trop. |
| Qui pense à forfaire a forfait. |
| Qui gît dans le bourbier voudrait y voir autrui. |
| À tel couteau telle gaine, à tel méfait telle peine. |
| La croix est l'échelle des cieux. |
| La fin fait tout. |
| ll faut mourir, mourir il faut. |
| On se rit plutôt du mal que du bien. |
| À grand pêcheur échappe anguille. |
| Entre deux samedis il advient moult merveilles. |
| Vingt ans n'est guère, et jamais c'est beaucoup. |
| L'abandon fait le larron. |
| Il est roi qui bien se commande. |
| Belle chère (bel accueil) vaut un mets. |
| Il a fait divorce avec le bon sens. |
| Ne fais un four de ton bonnet, ni de ton ventre un jardinet. |
| En ce monde il n'est pas d'opiniâtre malheur qui ne soit tôt ou tard compensé de bonheur. |
| Faute de chapon, pain avec oignon. |
| Plus tard, dit-on d'abord ; et puis on dit : trop tard. |
| L'amour se prouve par l'amour. |
| Retrancher du bon droit, n'est pas concilier. |
| De grands vanteurs, petits faiseurs. |
| Bon guet chasse malaventure. |
| Sans danger on ne vient jamais au-dessus du danger. |
| On perd en peu d'heures ce qu'on a gagné en longtemps. |
| Ce qui advient en une heure n'advient pas en cent. |
| La vérité comme l'huile vient au-dessus. |
| Tel juge, tel jugement. |
| Qui bien se défie bien se fie. |
| Ivrognerie est une zizanie, et de sobriété vraie ennemie. |
| J'aime mieux un raisin pour moi, que deux figues pour toi. |
| Nul mal et nul bien sans peine ne vient. |
| Bien courroucé de peu pleure. |
| L'advocasserie est un cancer universel en une ville. |
| Ce n'est pas tout or ce qui reluit, ni farine ce qui blanchit. |
| Qui veut du poisson se mouille, et quelquefois plus que les ongles. |
| Les dents du mort ne lui font plus mal. |
| À bon appétit peu de mets demeurent. |
| Entre l'enclume et le marteau, qui doigt y fourre est un veau. |
| Un seul œuf, gros ou petit, demande feu, sel et appétit. |
| Le poisson qui naît dans l'eau doit mourir dans l'huile. |
| La patience poussée à bout se change en fureur. |
| La nature ne fait jamais une mère sans faire en même temps une nourrice. |
| Fais ce qui convient, et Dieu fera le surplus. |
| Bon mérite croît où plus loin il est ouï. |
| Le champ de la paresse est plein d'orties. |
| L'orgueilleux s'enivre de sa propre bouteille. |
| L'argent vient clopin-clopant et s'enfuit en galopant. |
| Insouciance est pire qu'ignorance. |
| La bonne humeur est contagieuse. |
| La bonne humeur se propage sur les autres cœurs. |
| L'esprit, comme le temps, a ses jours nébuleux. |
| Toujours la vengeance est mauvaise. |
| La mouche a sa colère, et tout cheveu son ombre. |
| L'absence est une courte mort. |
| Le cœur d'une coquette est la rose effeuillée. |
| Tant que l'on aime encore, on pardonne toujours. |
| L'homme par le pardon se rapproche de Dieu. |
| L'irrésolution est marque de faiblesse. |
| La paresse est toujours un perfide plaisir. |
| À l'homme intempérant veille, bile et torture. |
| Un livre est un ami qui nous parle tout bas. |
| Les serments du soir ont peu d'histoire. |
| Ne jugez pas le livre ou l'homme par le titre. |
| Ne louez pas un homme avant qu'il ait parlé. |
| Un mot parti du cœur tranche une question. |
| Quand on a Dieu pour soi, l'on ne craint pas les hommes. |
| D'un sot l'habit brodé reste l'habit d'un sot. |
| À bon jour, bonne étrenne. |
| Tel parle fort bien, qui ne sait pas conter. |
| Qui veut avoir toujours raison a toujours tort. |
| La plus rare franchise est celle envers soi-même. |
| Selon le corps, on doit tailler la robe. |
| Il n'est rien de si orgueilleux qu'un gueux revêtu. |
| La tricherie en revient toujours à son maître. |
| On commence par être dupe, on finit par être fripon. |
| Le hasard parfois fait bien les choses. |